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Mettre en lumière le Patrimoine de notre village, aussi bien matériel (l’église, les fontaines, l’architecture des maisons, les paysages façonnés par la présence humaine) qu’immatériel (les contes, la langue qu’on parlait, les chants…), c’est se souvenir que notre Présent appartient à ce flux continu qu’on appelle l’Histoire.

Journées du Patrimoine
18 et 19 septembre 2021

Le 19 septembre 2021, trois activités vous seront proposées pour découvrir le patrimoine historique et naturel de la commune.

Histoire & Culture

Ouverture exceptionnelle de l’église de Bilieu – concert Chant & Clavecin tout terrain !

9 h – 17 h 30 Visite libre de l’église de Bilieu
Habituellement fermée au public.
Des panneaux seront à votre disposition pour découvrir l’histoire de cet édifice.
Le petit plus : une vue magnifique sur le lac de Paladru depuis le site.

18 h Concert
Chant & Clavecin tout terrain !
avec : Marine Balestrieri claveciniste & Myriam Laïdouni-Denis Mezzo-soprano
Partir en voyage sur le dos d’un clavecin, avec pour équipage Orphée de Gluck, Platée de Rameau et tant d’autres personnages. Sentir, respirer, inventer, entrer dans l’intimité de cette musique baroque plus vivante que jamais. Hier et aujourd’hui se donnent la main à travers ce concert chant et clavecin.

100 places, réservation conseillée
Réservation par mail : communication@ville-bilieu.fr

informations pratiques
Lieu : Chemin du Sabot de la Cure 38850 Bilieu
Stationnement conseillé en centre-bourg, fléchage jusqu’à l’église

Ouverture
Dimanche 19 septembre 2021
visite : 9 h – 17 h 30
concert : 18 h

Tarifs, entrée libre

contact
Mairie de Bilieu
communication@ville-bilieu.fr
04 76 06 62 41

Informations complémentaires
Tourisme adapté : accessible en fauteuil roulant en autonomie.

Infos covid
Port du masque obligatoire dans l’église.
Pass Sanitaire requis pour le concert.

→ Plus d’informations

Nature & Biodiversité

Ateliers aux Jardins Partagés
Des ateliers de découverte autour de la biodiversité seront proposés aux visiteurs.
Aménagement d’un hôtel à insectes avec Cathy Agarla
Découverte de la ruche et des abeilles avec Hubert Passemard
→ Plus d’informations

Randonnée découverte du patrimoine naturel avec Xavier Coquelet

Xavier Coquelet, passionné de nature et accompagnateur en montagne, vous fera découvrir le patrimoine naturel de la commune de Bilieu au cours d’une randonnée commentée.

durée : environ 3 h
Prévoir bonnes chaussures et équipement adapté

→ Plus d’informations

L’église Saint-Alban

Longtemps élément architectural central dans un village occidental, l’église a été le lieu où l’on se rassemblait pour les événements marquants d’une existence humaine, de la naissance à la mort, jouant ainsi un rôle social indéniable. La révolution de 1789 a été une période de grande tourmente qui a initié de nombreux changements, notamment une laïcisation de la vie sociale. À présent, le manque de prêtres et une désaffection pour la pratique religieuse régulière font que les petites églises restent souvent fermées et sous-utilisées.
Mais, malice de l’Histoire, elles font néanmoins partie intégrante du Patrimoine communal.
Notre jolie petite église est un témoin important du passé, lointain et proche aussi, de notre village. La faire vivre au présent, telle est la responsabilité de notre commune.

L’église de Bilieu : des origines à la révolution

L’église actuelle a été rebâtie en 1840 sur l’emplacement de la précédente qui existait au moins depuis le début du XVIIe siècle, puisque le 14 juin 1620, l’abbé Antoine Guttin (curé de Bilieu de 1618 à 1635) a procédé à la bénédiction de deux cloches. Cette église primitive, qui servait de lieu de sépultures aux curés de Bilieu, dépendait d’un prieuré de Bénédictins qui possédaient une grande étendue de terres autour de l’église.

Grâce aux notes laissées par l’abbé Laplace (curé de Bilieu de 1727 à 1767), on sait que de nombreuses améliorations et réparations furent effectuées durant le XVIIIe siècle, notamment de 1737 à 1739 où l’église a été entièrement refaite. La bénédiction de l’église rénovée eut lieu le mardi 12 mai 1739 dans la semaine de la Pentecôte. C’est l’abbé Argoud, archiprêtre de Massieu, qui officia en présence de toute la population.

Le 17 septembre 1758, l’abbé Laplace baptisa une nouvelle cloche prénommée Justine Suzanne en l’honneur de ses parrain et marraine, monsieur Jacques Justin Dumas de Charconne, conseiller au parlement du Dauphiné et madame Suzanne de Grécieu son épouse.

L’église de Bilieu dans la tourmente de la Révolution

En 1789, sonne l’heure de la Révolution qui, avec son cortège de bouleversements et de crimes ne va pas épargner Bilieu. Le 29 juillet 1789, l’abbé Paul Barril, curé de la paroisse depuis 1767, fût assassiné.

Extrait des notes de l’abbé Lagier, ancien rédacteur de la Semaine religieuse de Grenoble :

« L’affreux tocsin de 89 venait d’appeler le peuple français à marcher contre les prétendus ennemis de la Nation et les habitants de Bilieu accoururent à l’église. En cette circonstance critique, l’abbé Barril rappelle à chacun ses devoirs et congédie ses ouailles en leur donnant une dernière bénédiction. Lui-même prie longtemps au pied de l’autel, ferme enfin l’église et se retire.
Quelques heures après, des hommes, qui lui avaient voué un attachement bien mérité, vont lui rendre visite. Le presbytère est ouvert et la domestique absente. On cherche, on appelle monsieur le curé qui n’apparaît point, ne répond point. La servante arrive, mais elle aussi ne peut expliquer cette disparition subite. On se livre à de nouvelles perquisitions et on le retrouve mort dans un lieu du presbytère qui n’avait pas encore été visité. Des bruits terribles ont circulé, peu ont douté d’un crime. Le voile sanglant qui a couvert ce drame ne sera soulevé qu’au jugement de Dieu ».

Les terres des Bénédictins qui entouraient l’église devinrent biens nationaux et furent vendues le 14 vendémiaire de l’an VII à un nommé Fuzier de Chirens.

L’église de Bilieu : l’église actuelle

Dans les années 1830, la population de la commune avait doublé par rapport à celle du début du XVIIIe siècle. L’église était devenue bien exiguë et les gens se plaignaient. La commune, toujours très pauvre et sans ressource, fit tout de même établir des plans d’agrandissement. Après avoir initialement prévu de bâtir une simple chapelle latérale pour limiter les frais, on décida de démolir le chœur et le clocher pour édifier une nouvelle église qui est celle que nous connaissons aujourd’hui.

Tous les habitants, pauvres ou riches, firent de gros sacrifices pour offrir à Dieu une demeure digne de lui. Ceux qui n’avaient pas d’argent participèrent en offrant leur travail et leur temps. En juillet 1840, des inondations ayant provoqué de gros dégâts, les Billantins qui devaient toucher 400 francs d’indemnité refusèrent de percevoir cette somme à condition qu’elle soit affectée au paiement d’une partie des travaux.
La reconstruction terminée, le nouveau lieu de culte fut inauguré le 12 novembre 1840.

L’église de Bilieu : l’église Saint Alban

L’autel de marbre blanc porte sur sa face antérieure le monogramme S.A. en l’honneur du saint patron de la paroisse, Saint-Alban.
Païen et soldat romain, Alban eut pitié d’un prêtre chrétien fuyant la persécution au cœur de la cité britto-romaine de Verulamium. Après avoir caché le prêtre dans sa propre maison, Alban fut touché par la grâce de Dieu. Voulant imiter la piété et la foi de son hôte, il renonça à son culte des idoles avant de se convertir au christianisme. Refusant de se rétracter lors de son arrestation, Alban fut exécuté par décapitation sur une colline surplombant la ville.
Premier martyr chrétien de Grande-Bretagne mort en 283, Saint-Alban est fêté le 22 juin.
L’autel placé dans la chapelle du Rosaire a été dédié à la gloire de la Vierge Marie. Réalisé en bois doré et peint en marbrures, il est un don du vénérable monsieur de
Férus, solitaire à la Grande Chartreuse. L’autel placé dans la chapelle à droite a été consacré au Sacré Cœur de Jésus.

François Gros-Flandre,
bienfaiteur de la commune

En 1841, François Gros-Flandre, cultivateur au Petit Bilieu, meurt en ayant institué pour légataire universelle La Fabrique, organisme qui à l’époque administrait les biens de l’église. À charge pour elle d’employer les revenus des immeubles à faire dire des messes pour le repos de son âme, et de léguer à perpétuité la somme de deux cents francs par an aux pauvres du Petit Bilieu. Au mois de décembre 1905, lors de la séparation de l’église et de l’État, tous les biens dépendants de sa succession (2 ha et 48 a de terres) furent attribués au bureau de bienfaisance (Bureau d’Aide Sociale).

François Gros-Flandre ayant aussi laissé de l’argent à La Fabrique, celle-ci en profita pour acheter une nouvelle cloche qui fut baptisée Marguerite Aimée le 13 novembre 1842. Le parrain fut monsieur Laurent Jean-Baptiste Charavel et la marraine madame Marguerite Aimée de Corbeau du Colombier.

Peu après sa mort, avec l’argent de la succession, deux tableaux ont été donnés pour décorer l’intérieur de l’église. Ceux-ci se trouvent toujours accrochés au mur des deux autels.

Aujourd’hui, devant cette église, on peut encore voir sa tombe surmontée d’une grande croix où sur son socle ont été taillés dans la pierre les mots suivants :
« Ci gît François Gros-Flandre, bienfaiteur des pauvres et de l’église de Bilieu ».

Le lac de Paladru

Bilieu est l’une des communes du tour du lac de Paladru… il est une composante incontournable de notre paysage, apportant la touche de couleur changeante, selon les saisons que revêtent les coteaux plongeant dans ses eaux limpides : bleu profond, vert lagon, jusqu’au gris acier lorsque la neige couvre ses berges.

Le lac de Paladru modelé, à l’époque glaciaire, par le puissant glacier du Rhône, avec 6 km de long et 1 km de large, est le cinquième plus grand lac naturel de France.
- 500 m d’altitude, température idéale de ses eaux à 25° C en plein été, profondeur moyenne 30 mètres ;
- plusieurs espaces classés zones naturelles protégées, dont la roselière de Colletière ou celle des Grands Roseaux à l’extrémité nord du lac : ils constituent le lieu privilégié de nidification des oiseaux (colverts, cygnes, foulques ou grèbes huppés) et du frai des poissons (carpes, tanches) et restent donc inaccessibles.
Deux fosses à 35 m qui accueillent des poissons, nombreux et variés (perches et brochets pour les carnassiers, mais aussi corégones, ombles chevalier et truites lacustres, gardons, tanches ou ablettes dont le taux de grossissement est le plus élevé des grands lacs alpins.
Ce lac a donc beaucoup d’attraits : il attire par la possibilité de profiter de ces eaux pour se baigner, pratiquer les sports nautiques, pécher, ou, lors de balades sur les sentiers, simplement contempler l’eau puis la rondeur douce des coteaux couverts de prés et de forêts et, plus loin, les hautes montagnes des Alpes (dont le Mont Blanc et la Grande Sure).
Il est aussi un lieu précieux de la biodiversité protégé avec soin par ceux qui y vivent : la baignade, les sports nautiques et la pèche y sont règlementés.
→ se renseigner, office du tourisme de Charavines